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MEXIQUE 2024 et ÉCLIPSE TOTALE DE SOLEIL

9 Juin 2024 , Rédigé par Philippe & Nicole 36

MEXIQUE 2024 et ÉCLIPSE TOTALE DE SOLEIL

En 1972 j’avais visité le Mexique (pendant environ quatre semaines en individuel) et avais été emballé par ce pays.
Un demi siècle plus tard l’occasion d’y retourner s’est présentée pour aller voir l’éclipse totale de soleil du 8 avril 2024 et ainsi profiter de ce voyage pour que ma femme découvre elle aussi un peu de ce pays.

À plus de 75 ans et après quelques décennies de voyages individuels en routard vous comprendrez que pour ce voyage particulier de deux semaines nous ayons choisi un circuit organisé prioritairement orienté sur l’éclipse (avec L’Association Française d’Astronomie) mais incluant bien sûr quelques incontournables du tourisme au Mexique.

Aficionados du ′′hors des sentiers battus′′ vous pouvez passer votre chemin, ce carnet n’est pas pour vous. Jugez un peu : Chichén Itzá, Mérida, Palenque, Uxmal, Campeche, San Cristóbal de las Casas, Sumidero, Córdoba, Puebla, Teotihuacan, Xochimilco (et tous les incontournables de ce pays n’y sont pas). Rien que pour voir ceux là en deux semaines c’est la course et des heures de bus (ou de car plus exactement).

Mais si vous ne connaissez pas le Mexique, ce carnet peut constituer une bonne introduction.

Ci-dessous en bleu les 2 800 km en car et en rouge l’aller-retour en avion pour aller sur le site de l’éclipse à MAZATLÁN

 

JOUR 1 : PARIS - CANCÚN

Trajet aller par KLM : PARIS CDG - AMSTERDAM - CANCÚN

Comme c’est le jour de mon anniversaire, KLM nous a offert, après le repas, une petite surprise : carte d’anniversaire, biscuits apéritif salés et petite bouteille (25cl chacun) de crémant espagnol faisant office de Champagne. Délicate attention.

Arrivée sur CANCÚN vers 15h heure locale. Météo moyenne.

Première péripétie du voyage : nous sommes un groupe de 28 personnes qui avons enregistré nos bagages au même endroit en même temps (à CDG) et il manque 8 bagages ! Déclaration de groupe par les personnes concernées en zone de réception des bagages, en l’absence bien sûr du guide mexicain qui n’a pas le droit d’être dans cette zone de l’aéroport.

En prime, accueil dans l’aéroport avec cette question : ′′Avez-vous payé votre taxe-visiteur ?′′

Supposant que la taxe a été payée par le tour opérateur de notre circuit nous passons sans nous préoccuper de cette question.


Nous voici donc au MEXIQUE :

CANCÚN n’est pas connu pour avoir un intérêt autre que les plages avoisinantes.
Tant mieux car nous arrivons à l’hôtel vers 17h15 (soit 20 heures après notre réveil ce matin à l’IBIS de CDG) et après un repas modeste au restaurant de l’hôtel nous sommes fatigués et ne songeons qu’à nous coucher.

Le guide (prénommé AGUSTIN) nous informe que le petit déjeuner demain est à 06h30 pour un départ à 07h30.

À propos d’AGUSTIN : parlant parfaitement français (il a vécu 18 ans en FRANCE) et féru d’archéologie, d’histoire et d’astronomie il s’est avéré être un guide remarquable, tant par ses explications et informations que sur l’organisation et la gestion du groupe.
Nous avons eu beaucoup de chance de l’avoir comme guide.

Ici avec l’un de ses nombreux parapluies anti-soleil :

J’en profite pour dire aussi que FELIX notre chauffeur a été un conducteur exceptionnel de sécurité et de douceur (Ah ! Les topes - dos d’âne - du Chiapas!) et toujours souriant. Nous avons également eu beaucoup de chance de l’avoir comme chauffeur.

 

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JOUR 2 : CANCÚN - CHICHÉN ITZÁ - MÉRIDA

Départ comme prévu à 07h30. Le trajet dans le YUCATÁN est monotone, car c’est un immense territoire plat recouvert de forêt avec des arbres de taille très modeste.

Nous arrivons deux heures plus tard au site maya de CHICHÉN ITZÁ.

Ce site est un des sites historiques majeurs du MEXIQUE.
Cette cité, selon les historiens, a existé depuis les années 400 jusqu’à l’an 1250 après J.C.

La visite va durer trois heures et demi car la zone à découvrir est grande (environ 700 m x 1 200 m)

Nous ferons le circuit suivant, permettant de voir une bonne partie des monuments et lieux d’intérêt.

Pour accéder au site une allée agréable et ombragée le long de laquelle sont déjà installés les commerces touristiques :

Il est 09h30 et le déballage des bibelots et souvenirs touristiques pour certains n’est pas encore complètement terminé

Cette allée mène directement sur l’esplanade de la grande pyramide El Castillo (aussi appelée Kukulcán) de 30 m de hauteur qui est la plus emblématique du site :

Les touristes sont déjà nombreux et ceux qui se protègent des rayons du soleil avec des ombrelles roses donnent comme un air de fête à ce lieu

 

Le travail d’assemblage des pierres aux angles de la pyramide a été particulièrement étudié

Au pied des escaliers nord deux têtes de serpent représentant Kukulcán (divinité maya symbolisée par un serpent à plumes)

Les mayas étaient particulièrement connaisseurs de l’astronomie. Ils étaient même des spécialistes de très haut niveau.
Leurs constructions étaient toutes conçues en fonction des étoiles, des planètes, des effets des solstices ou des équinoxes.

En particulier cette pyramide El Castillo qui vénérait le dieu Kukulcán produit aux solstices un phénomène étonnant : le jeu d’ombre et de lumière pendant une demi-heure lors du solstice crée l’image du corps ondulant du serpent qui descend sur le flanc de la pyramide. Voici une photo de ce phénomène (source National Geographic – photo d’Israel LEAL) :

Le côté ouest est plus dégradé :

mais il a déjà bien été remis en état depuis 1972 :

Vers le nord-ouest de la place se trouve le temple des Jaguars

 

près duquel nous passons

pour aller au Jeu de Pelote

où des groupes de touristes viennent voir de plus près l’anneau en pierre

Sur cet anneau sont sculptées deux serpents entremêlés

Il y a un anneau sur chacun des murs latéraux qui délimitent le terrain de jeu

En pied de mur se trouvent des frises sculptées figurant les joueurs ainsi que le sang jaillissant après une décapitation (l’importance du sang comme offrande aux dieux est très diversement expliquée par les historiens – c’était manifestement quelque chose de majeur mais le nombre de rituels et leur importance numérique est sujette à discussion parmi les spécialistes)

 

Omniprésence de têtes de serpents à Chichén Itzá, comme ici en bout du jeu de pelote

Puis nous nous dirigeons vers le Tzompantli (plateforme des crânes).
Avant de voir ce monument plutôt macabre, un coup d’œil sur les fleurs d’un arbre permet d’aborder la suite avec un état d’esprit plein de gaieté

 

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Des centaines de crânes ornent le mur de cette plateforme

 

Les soubassements présentent également de très belles frises sculptées de guerriers et serpents

 

Nous poursuivons alors vers le nord en direction du cenote sacré (cenote des sacrifices) par une allée de 300 m de long bordée de commerces pour touristes

 

 

On découvre ce puits au dernier moment

C’est pourtant un grand trou de 60 mètres de diamètre dont les parois abruptes tombent à presque 30 mètres plus bas au niveau d’un petit lac d’eau verte :

Au bord du trou, notre premier iguane au Mexique

 

Création des cenotes, explications :

À la fin du crétacé, il y a 66 millions d'années, un astéroïde d'environ dix kilomètres de diamètre s'écrase sur l'actuel golfe du Mexique. L'impact (plusieurs milliards de fois la puissance de la bombe larguée sur Hiroshima) provoque l'extinction d'une grande partie de la flore et de la faune terrestres (dont les dinosaures) et creuse un cratère de quelque 180 kilomètres de diamètre, dénommé aujourd'hui cratère de Chicxulub.

La seconde étape a lieu bien plus tard, au début de l'ère quaternaire, il y a 2,5 millions d'années.
Partiellement engloutie jusque-là, la plateforme de roche calcaire du
Yucatán émerge des eaux à la suite de la baisse générale du niveau des mers. Le fond du cratère, lui, reste sous la mer. Très perméable, la roche calcaire est alors soumise à un double processus de dissolution dû à des pluies légèrement acides et au mélange d'eau douce et d'eau de mer. C'est ce que l'on appelle la karstification.

Au fil du temps un immense réseau de grottes et de rivières souterraines se crée en périphérie du cratère, donc en particulier dans le Yucatán. Les voûtes de ces cavités se fragilisent et vont jusqu'à s'effondrer par endroits. Le trou ainsi formé s'élargit peu à peu et donne naissance au cenote. La profondeur de la nappe d'eau dans le cenote varie selon les cas. Si le cenote est situé en pleine mer, il est intégralement recouvert d'eau - on parle alors de ′′ trou bleu ′′.

Revenant vers la zone centrale de la pyramide El Castillo nous passons à proximité de la plateforme de Vénus

Frises sculptées et têtes de serpent là aussi

ainsi que des figures plus ou moins mystérieuses (ici, peut-être une tête sortant de la gueule d’un serpent)

Continuant vers le sud du site nous passons non loin du temple des Guerriers

reconnaissable avec son chac mool posé sur le haut du monument

 

Environ 600 mètres plus loin nous arrivons au droit de l’observatoire El Caracol.

Cet observatoire est nommé ainsi par les Espagnols à cause de son escalier en colimaçon. Il ne possède pas de symétrie architecturale car il a été conçu en fonction des positions particulières du soleil, de la lune, de Vénus et quelques autres planètes ou étoiles à différentes périodes de l’année. Il en est ainsi par exemple des entrées de la tour sont parfaitement alignées avec les rayons du soleil à certains moments précis de l’année.

C’est logiquement non loin de cet observatoire qu’Agustin nous donne des explications sur les chiffres et les nombres mayas

Ne me demandez pas de vous expliquer pourquoi 584 ou les autres nombres inscrits par Agustin sur le carnet, je n’ai pas retenu. Mais internet pourra sûrement vous aider . . .

Petite parenthèse à l’occasion de l’évocation des chiffres et nombres mayas, voici un résumé de l’origine du nombre zéro, puisque les Mayas avaient une représentation de cette notion :

Le nombre zéro a une histoire complexe et a été inventé et réinventé plusieurs fois par différentes civilisations à travers l'histoire. Voici les principaux jalons de cette invention :

1) Civilisation mésopotamienne :
Date :
Vers 300 av. J.C.
Inventeurs : Les scribes de la civilisation sumérienne en Mésopotamie.

Description : Ils utilisaient un symbole en forme de double coin pour indiquer l'absence d'un chiffre dans une position donnée dans leur système de numération sexagésimal (base 60). Cependant, ce symbole n'était pas un nombre à part entière.

2) Civilisation maya :
Date
: Vers le 4ème siècle après J.C. Inventeurs : Les Mayas.

Description : Les Mayas ont développé également un symbole pour le zéro, représenté par une coquille, utilisé dans leur système de numération vicésimal (base 20). Ce n’était pas non plus un nombre à part entière.

3) Civilisation indienne :
Date
: Vers le 6ème siècle après J.C.
Inventeurs : Les mathématiciens indiens, avec des contributions significatives de Brahmagupta.

Description : Le mathématicien Brahmagupta a écrit le texte "Brahmasphutasiddhanta" vers 628 ap. J.C., où il a clairement défini le zéro en tant que nombre et a établi des règles pour les opérations arithmétiques impliquant le zéro.

Diffusion en Europe : Date : Moyen Âge.

Description : Le zéro a été introduit en Europe à travers les traductions des textes arabes. Les mathématiciens arabes, tels qu'Al-Khwarizmi, avaient adopté et développé le système de numération indien, y compris l'utilisation du zéro.

Le zéro a été popularisé en Europe grâce aux travaux de Fibonacci, notamment son livre "Liber Abaci" publié en 1202.

Revenons à CHICHÉN ITZÁ.

En 1972 la possibilité de monter en haut de la grande pyramide offrait une vue sur le plateau du YUCATAN et sa végétation tout autour de Chichén Itzá

 

Après le repas tardif proche du site et la visite d’un planétarium dans lequel était projeté un film historique sur les Mayas nous nous arrêtons, sur le chemin de Mérida, pour voir (et s’y baigner pour certains) le cenote X-Cajun.

Ce cenote est très typique

avec ses parois abruptes et la végétation tombante

Un chemin a été creusé dans l’épaisseur de la roche permettant d’avoir des points de vue successifs et de descendre jusqu’au niveau de l’eau

En bas un aménagement sommaire pour les nageurs a été réalisé : un petit plongeoir depuis lequel on peut s’accrocher à une tyrolienne pour ensuite se laisser tomber dans l’eau

 

 

Arrivée tardive à MÉRIDA.
Après le repas, petit tour en ville pour changer de l’argent. C’est l’occasion d’apercevoir brièvement l’ambiance nocturne du centre-ville.

 

 

Les bagages qui devaient être arrivés à l’hôtel ne sont toujours pas là et personne ne sait dire ce soir quand et où ils pourront être récupérés : demain à UXMAL ? Ou plus tard plus loin ? Ou jamais ?
Les huit compagnons de voyage concernés sont abattus ou proches de la crise de nerfs à l’idée de passer une journée de plus sans pouvoir changer de vêtement.

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JOUR 3 : MÉRIDA - UXMAL

Á 7 heures ce matin au petit-déjeuner certaines têtes déprimées hier soir étaient devenues épanouies. Le miracle s’est produit à 2 heures du matin : les bagages ont été livrés à l’hôtel (sauf un) ! Le voyage pourra donc continuer normalement pour tout le monde.

Notre ami Philippe se fera prêter des vêtements. En revanche, ce qui l’inquiète beaucoup c’est que son pied photo indispensable pour photographier l’éclipse à MAZATLÁN est dans le bagage absent. Mais l’espoir fait vivre.

Aujourd’hui dès 8 heures nous commençons par un tour dans quelques quartiers de MÉRIDA en car puis nous disposons d’une heure pour nous promener autour du zócalo. NOTA : la place centrale des villes au Mexique est souvent appelée ainsi car à Mexico en 1843 devait être érigée une colonne célébrant l’indépendance du Mexique. Un socle de marbre a été posé . . . mais la colonne n’a jamais été réalisée. Au fil des ans, alors que le socle était toujours au milieu de la place, les habitants finirent par nommer cette partie de la place ′′ zócalo ′′ qui en espagnol signifie ′′ socle ′′.

Au centre du zócalo une agréable zone avec pigeons et fauteuils ′′conversation′′ en pierre

Comme dans de nombreuses villes au Mexique les arcades sont un élément architectural et urbain souvent présent

qui crée une ambiance fort agréable

Le palais du gouvernement du Yucatán bénéficie d’arcades lui aussi

y compris autour de sa cour intérieure

Le premier étage de ce palais abrite une exposition de grandes peintures retraçant l’historique du Mexique, notamment du point de vue social

La cathédrale est assez imposante

A priori beaucoup de ferveur ou de pratique religieuse dans les églises et cathédrales au Mexique

Mérida est une ville plutôt riche et coquette. Je n’avais pas eu cette même impression en 1972.

L’évolution de cette ville fait plaisir à voir.

Après cette promenade au zócalo nous reprenons notre car et arrivons à UXMAL à 11 heures. La visite durera un peu plus de deux heures.

Le site visitable est moins étendu que Chichén Itzá mais tout aussi varié. Nous l’avons trouvé particulièrement intéressant.

Cette cité, selon les historiens, a existé depuis les années 700 jusqu’à l’an 1200 après J.C.

La visite commence par une arrivée directe sur la pyramide du Devin

Haute de 35 mètres (plus haute donc que la pyramide de Chichén Itzá) elle impressionne avec sa forme en ellipse arrondie typique du style Puuc.

Contournant la pyramide par le nord on passe à proximité de constructions qui présentent de très beaux exemples de voûte maya

La vue de la demi-voûte à droite sur la photo précédente est très parlante

Les petits bâtiments à proximité offrent aussi à voir de très belles voûtes mayas

Le côté ouest de la pyramide est beaucoup plus tourmenté que le côté est

et l’escalier est encore plus pentu ici côté ouest

En 1972 on pouvait grimper en haut de la pyramide. Pour assurer la descente on pouvait se tenir aux chaînes qui avaient été fixées sur les marches depuis le haut jusqu’en bas.

Tout proche, des bâtiments en partie détruits appelés quadrilatère des oiseaux présentent quelques sculptures intéressantes

principalement d’oiseaux bien sûr

Passant sous une voûte maya pour rejoindre le Quadrilatère des nonnes

on pénètre dans ce Quadrilatère des nonnes en passant encore sous une voûte maya

On débouche alors sur une grande place bordée des quatre côtés par des bâtiments

 

celui sur le côté ouest présente une très belle frise sculptée

 

 

Le coin nord-est du quadrilatère présente des sculptures fort variées

Celles du bâtiment Est sont très géométriques

et celles du bâtiment nord de significations multiples

Nous ressortons du Quadrilatère des nonnes en passant dans le petit terrain du jeu de pelote

 

et arrêt pour petit repos avant de poursuivre vers la Grande pyramide puis le palais du Gouverneur. Nos deuxièmes iguanes nous attendaient, dont celui-ci légèrement multicolore

Depuis le palais du Gouverneur, beau point de vue sur la pyramide du Devin

Après un repas dans un restaurant à proximité du site, retour à l’hôtel un peu avant 16h, histoire de souffler un peu et de récupérer du rythme de ces trois premiers jours de voyage. Il faut dire que l’hôtel s’y prête bien avec piscine et terrasses accueillantes

Un peu d’humour ne faisant pas de mal après cette ambiance studieuse archéologique et historique, voici les figurines d’identification des WC Hommes et Femmes du restaurant de cet hôtel

 

JOUR 4 : UXMAL - PALENQUE

Départ un peu moins tôt que les jours précédents à 7h45 pour un premier arrêt fantastique dans le village de POMUCH.

Au premier abord seuls les nombreux tuk-tuk semblent sortir de l’ordinaire

 

Mais le mur du cimetière interpelle. D’abord de jolies petite fleurs multicolores :

Puis cette étrange fresque où l’on voit une main utilisant un pinceau sur un crâne :

Une autre fresque près de la porte d’entrée du cimetière est tout aussi énigmatique :

De quoi s’agit-il ?
C’est le cimetière indien de ce village qui est connu pour sa tradition unique de
limpieza de los huesos c’est-à-dire de nettoyage des os des ancêtres. Cette pratique, profondément ancrée dans la culture maya locale, consiste à exhumer les restes des défunts trois ans après leur mort, pour nettoyer leurs os, les envelopper dans de nouveaux tissus et les replacer dans des niches dans l'ossuaire du village.
Pour les Mayas de
Pomuch, le nettoyage des os est bien plus qu'une simple pratique hygiénique. Il s'agit d'un rituel profondément spirituel qui permet de renouer avec les

ancêtres, de leur rendre hommage et de maintenir un lien entre le monde des vivants et celui des morts.

Nous entrons donc voir l’intérieur de ce cimetière. Surprise : tout est plutôt en vrac, avec des petites tombes plus ou moins empilées aux couleurs vives et contrastées.

Il n’y a pas franchement d’allées

Si, il y en a une vers le fond du cimetière

avec ses ′′cases′′ semblables (hormis les couleurs vives) aux colombariums que l’on voit maintenant en France depuis que la pratique de l’incinération s’est développée

Tiens, on aperçoit des petites cassettes en bois dans certaines d’entre elles

Regardons ça de plus près : certaines grandes cases en contiennent plusieurs, toutes enveloppées dans de très beaux ′′napperons′′ fort joliment décorés

Beaucoup de fleurs en décoration et en pots ornent les cassettes en bois

D’autres sont moins richement décorées, simplement peintes en blanc ou en bleu ou avec un napperon simplement blanc

Mais certains couvercles de cassettes laissent apercevoir un crâne . . .

Dans d’autres tombes les cassettes n’ont pas de couvercle et l’on peut y voir aussi clairement des crânes

 

En osant s’approcher l’on peut ainsi voir deux crânes, l’un classique si j’ose dire et l’autre avec encore ses cheveux

D’autres cassettes dans d’autres tombes présentent des crânes semblables

 

Assurément ce cimetière restera un moment très fort de notre circuit mexicain car il interroge sur la mort, sur la relation avec ses aïeux et sur l’importance des cimetières que les jeunes générations occidentales semblent négliger de plus en plus.

 

Nous repartons ensuite vers CAMPECHE, ville fortifiée, où nous arrivons vers 11 heures. Nous visiterons la ville à pied pendant environ une heure.

 

L’intérieur de la ville est tout à fait coloré et sympathique

avec toujours ses belles arcades sur le zócalo

et quelques scooters bien garés avec leur protection contre le soleil

Curieusement peu de monde dans les rues

La ville est remarquablement propre et très agréable

Quelques très beaux patios peuvent être visités

Les façades des maisons sont très bien entretenues et l’assemblage des couleurs chatoyant. La multiplicité des couleurs ne nuit pas à l’harmonie générale (contrairement à ce que croient nombre d’architectes en FRANCE)

Ici une statue décorative bien adaptée à cet environnement urbain

Quelle évolution de cette ville depuis 1972 et le souvenir que j’en avais !

 

Nous reprenons le car qui nous mène à CHAMPOTÓN sur le bord du golfe du Mexique pour un arrêt baignade (pour les volontaires) de 13h à 14h puis le repas (tardif donc) à partir de 14h30.

Belle ambiance tropicale avec sable fin et cocotiers . . .

. . . dans laquelle malgré tout l’addiction au smartphone est toujours présente

52 ans après je retrouve la bière DOS EQUIS que j’ai tendance à préférer à la CORONA (excellente elle aussi mais que l’on trouve en FRANCE contrairement à la DOS EQUIS)

 

Longue étape aujourd’hui puisque nous rejoignons PALENQUE à 21h seulement.

 

JOUR 5 : PALENQUE – SAN CRISTÓBAL DE LAS CASAS

Aujourd’hui la matinée est consacrée à la visite du site maya de PALENQUE.
Ce site est immense, dans la forêt, mais seulement 10 % environ de la cité ont été découverts, ce qui représente déjà 2,5 km2.

Cette cité, selon les historiens, a existé depuis l’an 300 environ jusqu’à l’an 900 après J.C. La visite va durer trois heures.

 

Dès l’entrée du site nous tombons sur le temple XII en cours de nettoyage de sa végétation

De nombreux groupes de touristes sont déjà là, attentifs aux explications de leurs guides

Un peu plus sur la gauche se trouve la pyramide des Inscriptions, haute de 20 mètres avec neuf degrés. Le nom de cette pyramide vient du fait que son temple contient trois tablettes couvertes d’inscriptions qui racontent l’histoire de PALENQUE entre 514 et 672.

Puis un peu plus loin au nord-est se dresse le plus grand ensemble construit de PALENQUE : le Palais sur lequel les archéologues sont divisés quant à sa fonction. La tour qui le surmonte aurait servi d’observatoire.

En contournant le Palais par le sud le chemin qui mène vers les temples de l’est est colonisé par les vendeurs de souvenirs

Sur ce trajet vers l’est nous découvrons l’aqueduc, partiellement détruit aujourd’hui, qui témoigne de l'ingéniosité et des réalisations des Mayas dans leur capacité à maîtriser les besoins essentiels comme l'accès à l'eau potable, l'irrigation, les pratiques religieuses et l'assainissement.

Poursuivant le chemin vers l’est nous parvenons à une petite place bordée de temples sur trois côtés, temples qui furent consacrés le même jour en 692.
Tout d’bord le
temple du Soleil côté ouest :

puis le temple de la Croix côté nord sur la plus haute pyramide de cette place

 

du haut duquel on peut admirer plus facilement le panorama sur PALENQUE, en commençant par le troisième temple de cette place, le temple de la Croix feuillue

et en regardant vers le nord-ouest la vue est dégagée jusqu’au Palais :

Retour vers l’entrée du site à travers une végétation luxuriante dans laquelle sont visibles de fort belle plantes rouges, comme cette Alpinia purpurata (gingembre rouge)

et cette Heliconia rostrata (Héliconia pince de homard) :

Très belle visite donc de PALENQUE.

Nous reprenons le car pour aller aux cascades d’Agua Azul près desquelles nous prenons le déjeuner avant de les découvrir. Au menu poisson avec riz :

Sur le chemin menant aux cascades d’AGUA AZUL se concentrent petits restaurants et commerces touristiques.
Sommaire mais il y en a pour tous les goûts

Boissons diverses

Cabosses de cacao

Puis la zone proche des cascades est dédiée à la baignade. De nombreux mexicains en profitent

Puis un peu en amont, c’est le site des cascades proprement dit

Et il est bien vrai que l’eau est particulièrement bleue

que ce soit en regardant vers l’amont ou vers l’aval

Vers l’amont l’écoulement de la rivière est chahuté par les fameuses cascades

La promenade le long de la rivière offre quelques belles perspectives

Pour information, le 7 septembre 2017 un séisme important dans la région a provoqué d’importants désordres qui ont modifié ponctuellement le cours de la rivière et ont quasiment tari les cascades et fait disparaître cette couleur bleue des eaux.
Depuis, des travaux ont été entrepris. Le débit d'eau a augmenté et la couleur de l'eau s'est améliorée, mais les cascades n'ont pas encore retrouvé leur beauté et leur puissance d'origine.

Retour au car en repassant parmi les petits commerces

les enfants des commerçants

et comme on en a souvent vu au Mexique, des marchands de chapeaux

 

Repartis à 16 heures. La route va être longue pour atteindre SAN CRISTÓBAL DE LAS CASAS : il y en a pour cinq heures et demi !

Au cours de ce trajet, il nous est permis de traverser de nombreux villages.
Les élections générales au Mexique étant prévues le 2 juin 2024 la campagne a déjà commencé , en particulier avec les noms des candidats locaux ou des partis politiques inscrits sur les maisons :

 

 

 

 

Ici, point question d’élection mais de vente de poulet : ′′POULET À VENDRE LIVRAISON À DOMICILE′′

Là, un petit atelier de vulcanisation en attente de client :

Et là une nouvelle rue de desserte d’un lotissement en élévation par rapport aux terrains des constructions :

 

L’étape d’aujourd’hui a été longue
En effet nous arrivons à
SAN CRISTÓBAL DE LAS CASAS à 21h30 seulement.

Le car ne pouvant entrer au centre-ville nous rejoignons l’hôtel à pied (10 minutes) juste pour déposer les bagages et repartir dîner.

Retour à l’hôtel à 22h30. Une douche et au lit !

 

 

JOUR 6 : SAN CRISTÓBAL DE LAS CASAS et environs

La journée est consacrée à des visites de lieux à proximité de SAN CRISTÓBAL DE LAS CASAS le matin et à SAN CRISTÓBAL proprement dit l’après-midi.

Départ du car à 7h45. La destination n’est qu’à 10 km du centre de SAN CRISTÓBAL mais la circulation est dense et il faut une bonne demi-heure pour atteindre la destination : SAN JUAN CHAMULA.

SAN JUAN CHAMULA est une ville de 70 000 habitants à 90 % de Tzotzils.
Les Tzotzils sont connus pour leur forte spiritualité et leur lien profond avec la nature et la religion à San Juan Chamula est un syncrétisme unique de catholicisme et de croyances ancestrales tzotziles.
De ce fait, l’église de San Juan Chamula qui porte officiellement le nom de
San Juan Bautista (Saint-Jean-Baptiste) est le lieu d’exercice de cérémonies particulières.

Le car nous dépose près d’un cimetière dont l’aménagement est assez sommaire et sans enceinte depuis lequel nous traversons le centre-ville en direction de l’église.

Toutes sortes de commerces sont bien entendu présents :

Cette tenue des femmes en peau de mouton noire est traditionnelle ici (celle des hommes en blanche). D’après ce que nous a dit notre guide, à San Juan Chamula on élève des moutons mais on ne les mange pas alors que dans des villages voisins on en mange. D’où un échange commercial particulier entre les villages issu d’un intérêt commun.

Les couleurs des autres vêtements sont vives

et les chapeaux multiples

Les magasins pour touristes sont présents également

Les commerces alimentaires sont bien entendu présents, comme cette boucherie

Nous approchons de l’église

Les fraises sont fort appétissantes et fort bien présentées

Voici un groupe d’hommes de la police municipale (tenue blanche)

et voici Agustin et sa filleule en tenue locale

Nous approchons de l’église

Sur la place devant l’église, une croix chrétienne tzotzile. Vous noterez sa couleur verte qui correspond chez les Tzotziles à leur foi profonde, leur connexion à la terre, leur fierté culturelle et leur engagement à défendre leurs droits.

Sur le porche vert très décoré un panneau informant des interdictions (à l’intérieur : pas de casquette, pas de lunettes de soleil, pas d’appareil photo, pas de caméra vidéo et pas de smartphone) :

Les photos à l’intérieur de l’église sont donc strictement interdites.

Voici donc un résumé de ce que nous avons vu et entendu.

L’église est sombre, seulement éclairée par les milliers de bougies posées à même le sol par les fidèles et le sol est jonché d’aiguilles de pin. Ambiance assez enfumée. Chaque famille organise par terre un espace avec ses bougies, certaines viennent accompagnées de quelques musiciens. Les familles boivent du Coca-Cola et du posh (aguardiente locale). Elles prient, effectuent des rites avec des poules qui sont censées récupérer les maladies des membres de la famille qui sont malades puis ces poules finissent sacrifiées (cou tordu) pour que la maladie soit morte aussi. Autour de l’église (à l’intérieur) des statues de saints et du Christ.

De temps en temps un tzotzile sort devant l’église avec deux fusées artisanales : la première explose simplement en faisant un grand bruit de pétard, la deuxième est envoyée vers le ciel.

La visite de cette église tzotzile de SAN JUAN BAUTISTA de SAN JUAN CHAMULA restera un moment très fort de notre voyage.

Revenant vers le car des étals de fruits et légumes toujours aussi appétissants

Au milieu de la rue juste à côté une croix chrétienne tzotzile . . . verte bien sûr

en concurrence, un totem d’un autre genre

 

Après cette superbe visite de CHAMULA nous allons sur le chemin de retour à SAN CRISTÓBAL DE LAS CASAS réaliser, dans le cadre du programme prévu, une balade à pied dans la réserve écologique HUITEPEC.
On est censé y voir, d’après le programme ′′
une grande diversité d’espèces de flore et de faune de grand intérêt, des musaraignes et des salamandres aux écureuils volants, aux oiseaux porte-drapeau et au hibou des sapins′′.

La promenade dure de 12h00 à 13h30. Bilan : archi nul ! Nous n’avons rien vu de particulier. Seul intérêt : s’être dégourdi les jambes pour compenser les nombreux kilomètres parcourus en car depuis cinq jours.

Quand je pense qu’à quelques kilomètres seulement se trouve le village tzotzile de ZINACANTÁN avec l’église San Lorenzo et ses pratiques similaires à celle de San Juan Chamula ainsi que son art textile et ses habits typiques hauts en couleurs !
Quel dommage de ne pas y être allés.

Du coup repas tardif entre 15h et 16h, puis visite de SAN CRISTÓBAL DE LAS CASAS de 16h15 à 18h45.

La banlieue (si l’on peut dire) de SAN CRISTÓBAL est très colorée mais plutôt en vrac sur les collines avoisinantes :

La visite du centre-ville se fait sous un beau soleil mais avec une température agréable (nous sommes à 2 200 mètres d’altitude, la température en journée à cette saison tourne autour de 20°C).

Le zócalo est tout à fait sympathique avec ses traditionnelles arcades

et sa cathédrale jaune et rouge

 

 

Tout le centre-ville est fort plaisant, avec ses rues bordées de maisons majoritairement à un niveau

aux façades très colorées

Il y a quand même quelques maisons à un étage

avec la façade décorée de sculptures

et des habitants manifestement très sympathiques

Forte circulation automobile dans certaines rues

et très peu ou pas dans d’autres rues

Au centre du zócalo le kiosque et des bancs publics

et les inévitables cireurs de chaussures

 

Sur la place devant la cathédrale un groupe folklorique se préparait

et même acceptait de prendre une pose pour la photo

Beaucoup de décorations colorées devant certains bâtiments

Le petit bus touristique pour un tour de ville est original

Quant à la ′′Brioche Ratatouille′′ pour le petit déjeuner, le concept est osé pour un Français

Avant de partir pour le marché indien, pause café pour un capuccino et un expresso. 72 $ (pesos) soit 4,10 € ce qui est somme toute correct dans une ville si touristique. Mais la propina n’était pas incluse. J’aime beaucoup le terme de propina pour dire pourboire.

Puis direction le marché indien : en fait sur le chemin se trouve le marché de Santo Domingo qui n’est pas le mercado viejo indien. Principalement tourné vers les touristes il s’y vend des tas de choses artisanales mais pas forcément locales ni typiques des Chiapas. Nous sommes tombés dans le piège, pensant que c’était le marché indien et qu’il avait bien évolué.

En 1972 le marché indien c’était ça :

 

Comme vous le voyez ce n’est pas le même marché. Dans celui-ci c’est maintenant plutôt ce genre d’articles

Bref, un loupé !
 

En revanche, côtoyant ce marché une superbe façade baroque de l’église Santo Domingo de Guzmán (templo y convento) datant du XVII ème siècle

 

 

Absolument magnifique !


La nuit tombée, Place de la Paix devant la cathédrale un marché nocturne pour touristes s’installe. L’ambiance est très sympathique

avec quelques stands lumineux du plus bel effet

Repas en ville. L’occasion de manger en dessert de la mangue découpée selon les règles de l’ar

Après le repas, retour à l’hôtel, le temps de croiser un cireur de chaussures sur le zócalo,

une voiture de la police municipale

Le lendemain notre attention a été attirée par le vendeur de bombonnes d’eau

 

 

JOUR 7 : SAN CRISTÓBAL- SUMIDERO - CÓRDOBA

Ce matin, départ à 7h30 pour le canyon du SUMIDERO.
Balade en bateau d’une heure et demi dans le canyon : falaises de 1 000 mètres et faune variée. Départ avec gilet de sauvetage obligatoire

Au début la vitesse est lente avant de passer sous le pont

lequel pont fait d’ailleurs partie du logo commercial de l’organisateur des tours de bateau

mais pour atteindre les gorges plus vite la vitesse s’accélère

L’entrée dans le canyon est assez impressionnante

Accroché à la falaise, dans une anfractuosité à presque mi-hauteur, un petit sanctuaire de la Cueva de los Colores dédié à la Vierge de Guadalupe

Comme on le voit, l’accès avec l’échelle est très rudimentaire, mais la Vierge veille

Un peu plus loin, une formation extrêmement curieuse appelée ′′l’arbre de Noël′′ dont l’origine s’explique par l’érosion différentielle des couches de calcaire et de dolomie qui composent la falaise

Á son sommet une apparence de pénitent plus ou moins fantomatique

La couleur verte de la végétation qui s’est accrochée sur cette formation géologique renforce de loin l’illusion de sapin comme s’il s’agissait d’aiguilles de sapin

Comme le montre le dessin sur le bateau nous devrions voir des crocodiles et des oiseaux.

Et bien cela a été le cas, d’abord sur la berge

Pas très rassurant :

Puis dans l’eau :

pas plus rassurant, au contraire

Vient ensuite l’observation des oiseaux, en fait essentiellement des hérons (car les oiseaux qui volent sont trop loin)

L’avantage avec le héron pour le prendre en photo c’est qu’il ne bouge pas

 

Puis c’est le très très long trajet pour atteindre CÓRDOBA : de 11h à 19h30 avec repas dans le car et un simple et bref arrêt toilettes vers 13h30.
C’est l’occasion de pouvoir photographier quelques camions typiques qui sillonnent les routes du Mexique :

 

 

Pour conclure cette longue journée, un hôtel absolument charmant nous attendait

 

Demain nous devrons nous lever à 6h pour pouvoir prendre le petit-déjeuner à 7h et repartir au plus tard à 8h30.

 

JOUR 8 : CÓRDOBA - PUEBLA
Départ ce matin à 8h15 pour une visite rapide du zócalo de CÓRDOBA.

En commençant par la cathédrale bleue

et cette curieuse décoration en façade

Sur la place bien sûr des cireurs de chaussures

des bancs publics superbement décorés

et bien entendu des arcades autour de la place

 

Le tout sous la surveillance et la bienveillance de la police municipale

 

Puis départ pour PUEBLA où il est prévu que nous arrivions pour le déjeuner.

En chemin, sur notre droite, deux volcans : le plus haut est le Pico de ORIZABA (altitude 5 675 m) qui est le point culminant du Mexique et en même temps le plus haut volcan d’Amérique du Nord. L’autre est le Sierra Negra (altitude 4 580 m) sur lequel est implanté le LMT (Large Millimeter Telescope)

Ce LMT est considéré par beaucoup de scientifiques comme le radiotélescope le plus précis au monde et est utilisé pour étudier la composition des comètes, de l’atmosphère des exoplanètes et aussi tenter de percer de nombreux mystères liés à l'origine de l’univers.

Arrêt toilettes et dégourdissement de jambes en bord de route près de petites gargotes

lesquelles sont plutôt sommaires

Pendant que certains mangent, d’autres papotent

et certaines tournent ostensiblement le dos au Pico de Orizaba dont elles n’ont rien à faire

 

Un peu avant midi nous approchons de PUEBLA et passons à côté de son stade mythique de Cuauhtémoc

Avant le repas, dépôt des bagages à l’hôtel d’architecture très moderne

qui contraste avec le bâtiment au coin opposé dont l’architecture est de style beaucoup plus historique

 

Dans ces villes mexicaines bien entendu la religion n’est jamais loin : ici l’église de San Agustin

Circulent aussi quelques engins à l’aspect inhabituel, comme ce camion convoyeur de fonds

 

Après le repas nous partons visiter l’église de SAN FRANCISCO ACATEPEC située à SAN ANDRÈS CHOLULA (environ 10 km du centre-ville)

Cette église dont la construction a évoluée du XVIe au XVIIIe siècle est de style baroque époustouflant visible dès la façade de mosaïques colorées

Chaque cm2 de la façade a reçu une décoration ou présente une forme particulière

L’intérieur quant à lui est incroyable : débauche de dorures et de décorations

 

Plus on s’approche du chœur plus la densité de dorures est importante

et la représentation du Christ au centre de sa corolle blanche est très surprenante

Quant aux plafonds, si j’ose dire c’est la totale

avec un grand nombre de personnages représentés

 

 

Nous avions rendez-vous à 15h30 à l’observatoire astronomique national de TONANTZINTLA Arrivés à l’heure nous attendons sagement d’être pris en charge mais comme trois jours après c’était l’éclipse de soleil les scientifiques de l’observatoire étaient très sollicités (même si PUEBLA n’est pas située dans la bande de centralité).

Finalement un scientifique nous reçoit dans la bibliothèque de l’observatoire.
Il fait l’historique de la création de cet observatoire et explique quel a été son rôle dans quelques découvertes astronomiques importantes depuis 1942.

S’en suit la visite intérieure du dôme avec le télescope et l’explication sur sa conception.

La visite a duré une heure. Coup d’œil sur le dôme en repartant

 

Après cette visite fort instructive nous repartons à quelques kilomètres de là pour voir, à SAN ANDRÈS CHOLULA , l’église SANTA MARTA TONANTZINTLA .
 

Quartier plutôt modeste avec des maisons aux façades néanmoins colorées

La technique pour humidifier la chaussée poussiéreuse est assez originale

Et quelques belles fresques murales

 

À l’approche de l’église on peut voir seulement le clocher qui paraît très chargé en décoration

La façade est elle aussi chargée mais moins que celle de l’église San Francisco Acatepec vue en début d’après-midi, même si sa couleur est très vive

Tout est néanmoins relatif, le détail de la façade est quand même très travaillé

Le clocher aperçu en arrivant n’est pas en reste

et la recherche de symétrie dans les décors

Les photos à l’intérieur de l’église sont clairement interdites par panneau affiché sur la porte d’entrée. Dommage, car la décoration avec dorures et couleurs variées à l’intérieur est incroyablement foisonnante (pour ne pas dire délirante). Quelques photos existent sur internet.

En ressortant sur le parvis de l’église nous remarquons quelques tombes au sol

 

Revenus au centre-ville de PUEBLA nous profitons du temps libre avant le repas pour aller voir la cathédrale

En chemin une belle fresque sur un bâtiment commercial

La cathédrale est bien mise en lumière et mise en valeur

Il en est de même de la mise en valeur de la fontaine du zócalo mitoyen de la cathédrale

L’ambiance de soirée du zócalo est tout à fait agréable

 

 

JOUR 9 : PUEBLA - MEXICO

Cette matinée est consacrée à visiter le centre-ville de PUEBLA ainsi qu’à SAN PEDRO CHOLULA
La promenade à pied commence par la cathédrale

L’aspect extérieur est plutôt sombre avec sa pierre grise

L’intérieur est assez impressionnant

avec une magnifique grande porte en bois sculpté

et entre autres un Christ très expressif et sanguinolent

Promenade dans une ville très agréable et colorée

avec nombreuses façades décorées

 

Quelques rues avec des façades colorées vivement

 

 

Passage à côté de l’église Jésuite

dont les abords sont soigneusement nettoyés sous l’œil vigilant du Christ

Non loin du zócalo l’architecture est moins typique

et sous certains porches d’immeubles les compteurs électriques datent un peu

Á proximité un secteur plus moderne présente également des commerces récents et est agrémenté de quelques statues de personnalités ayant marqué la vie de PUEBLA comme Javier López Díaz, journaliste radio

et Pedro Angel Palou Pérez, historien et directeur de la maison de la Culture

 

Nous enchaînons par la visite de deux couvents.


Le premier en ville est le couvent du Rosario qui comprend l’église de Santo Domingo et son extraordinaire chapelle du Rosario.Ces édifices religieux datent de la fin du XVIIe siècle.

En médaillon en haut de la façade, Saint Dominique de Guzmán, fondateur de l’ordre des Dominicains

L’intérieur de l’église est élégamment décoré

Au fond, derrière l’autel, une représentation de Jésus, des apôtres et quelques Saints

Quelques représentations hyper-réalistes du Christ dans la souffrance

 

avec le visage ensanglanté par la couronne d’épines

 

Et sur le côté de l’église, l’entrée de la fameuse et extraordinaire chapelle du Rosario restaurée en 1971

Toute la surface intérieure est décorée somptueusement,

 

 

 

 

La richesse décorative de tous les détails est vraiment étonnante

 

 

 

 

Le deuxième couvent que nous visitons ensuite est en banlieue à CHOLULA. Il s’agit du couvent SAN GABRIEL édifié au XVIe siècle.

L’ensemble avec cette couleur jaune qui rehausse le sombre des pierres est du plus bel effet

La façade de l’église est sobre mais originale

avec son médaillon sculpté avec vitrail

L’intérieur est également beaucoup moins chargé que celui des églises visitées précédemment

 

Nous allons ensuite déjeuner (tardivement) à SAN PEDRO CHOLULA, où une l’église de la Virgen de los Remedios a été construite au XVIIIIe siècle au dessus d’une ancienne immense pyramide similaire à celle de Teotihuacan.

 

La rue commerçante de San Pedro Cholula est très tournée vers le tourisme avec des restaurants

marchands de vêtements

et marchands de chapeaux

 

Après le déjeuner nous partons à MEXICO où nous arriverons à 17h30.

Lors du trajet PUEBLA-MEXICO nous pouvons apercevoir, un peu dans la brume, le fameux volcan POPOCATEPETL (deuxième sommet du Mexique après le Pico de Orizaba).

Á l’arrivée dans MEXICO nous observons quelques scènes de rue depuis le car. Comme ici des jeunes filles se préparant à fêter leur 15 ans : c’est la quinceañera

ou des pauvres qui essayent de vendre quelques légumes aux automobilistes en circulant entre les files de voitures

Quelques immeubles modernes le long du Paseo de la Reforma

Après dépôt de nos bagages à l’hôtel situé sur le Paseo de la Reforma

nous partons nous promener sur cette immense avenue avec ses immeubles modernes

aux formes très variées

 

qui côtoient quelquefois d’anciens beaux immeubles

De temps à autres des sculptures modernes sont implantées

ainsi que quelques peintures murales sur des pignons aveugles

Mais le Paseo de la Reforma n’échappe pas aux tags et graffitis

Œuvre emblématique du Paseo de la Reforma celle d’Enrique CARBAJAL (alias Sebastian) : El Caballito érigé devant la Torre del Caballito

Pendant ce temps-là, Philippe et Agustin sont allés assez loin dans MEXICO vers un magasin d’articles pour photographes afin d’acheter le pied manquant pour remplacer celui qui est toujours dans le bagage perdu à CANCÚN . . . et non récupéré.

Pour le repas du soir nous sommes allés Plaza Garibaldi au Mercado San Camilito où se côtoient de nombreux restaurants populaires. Sur la place des Mariachis sont à disposition pour jouer pour vous de la musique typique.

 

 

 

 

JOUR 10 : MEXICO - TEOTIHUACAN - GUADALUPE

Départ ce matin pour aller à TEOTIHUACAN.

Au passage nous jetons un œil sans s'arrêter à la place des trois Cultures, qui n'est pas spécialement esthétique mais qui symbolise les trois étapes de la culture mexicaine :

- culture de Tenochtitlan, capitales des Aztèques

- culture espagnole

- culture du Mexique moderne

J'y étais venu en 1972 et j'avais pris cette photo :

Depuis le car nous apercevons les quartiers de banlieue pauvre de MEXICO

probablement invisitables pour des touristes occidentaux

Au passage, le litre d’essence est vendu à environ 1,40 €.

La densité de ces quartiers est assez forte et ils on peut remarquer sont desservis par un télécabines urbain

sous lequel d’ailleurs nous passons

Le téléphérique urbain de MEXICO comprend actuellement deux lignes (respectivement de 8,4 et 11,1 km). Deux autres lignes en construction devraient être bientôt inaugurées (5 et 2,6 km).

Nous arrivons à TEOTIHUACAN à 9h30. Notre premier arrêt est fait devant un magasin pour touristes avec une démonstration de tout ce qui peut être tiré de l’agave (fibres et sève)

De là nous apercevons déjà la pyramide du Soleil

Nous nous dirigeons vers le parking de l’entrée 4

Sur ce site immense nous resterons environ trois heures bien que n’en ayant parcouru qu’une toute petite partie (pour information l’Allée des Morts mesure 4 km de long)

Cette cité a vu son apogée entre 100 avant J.C. et 650 après J.C. avec une population estimée entre 100 000 et 200 000 habitants.

La pyramide su Soleil construite vers 200 après J.-C. Est la plus grande pyramide d’Amérique (220 m de côté et 65 m de hauteur).

En y regardant bien, le point blanc vers le haut à droite est . . . un gardien car depuis les années COVID il est interdit d’y monter.

Contournant la pyramide par le nord pour voir sa face Est on chemine au soleil een passant près de quelques cactées en fleurs

pour arriver juste au pied de la pyramide

La masse et les dimensions sont très impressionnantes.
Ce qui intrigue ce sont ces pierres qui dépassent de la surface de la pyramide :

Ces pierres appelées tepetl font l’objet de nombreuses hypothèses ou théories, parmi lesquelles elles auraient pu servir de tenons pour fixer des échafaudages ou pour fixer un glaçage de pierre polie (à l’instar des pyramides de GIZEH en Égypte) ou pour fixer des décorations additionnelles ou enfin être liées à des croyances religieuses.

Comme on le voit, la face Est de la pyramide a été modifiée à sa base avec création d’escaliers curieux qui ne semblent pas être d’origine. Cette modification a pourtant été faite par Leopoldo Batres, archéologue et directeur des monuments archéologiques du Mexique de 1885 à 1911. Batres a joué un rôle important dans les fouilles et les restaurations menées à Teotihuacan entre 1905 et 1910, à l'occasion du centenaire de l'indépendance du Mexique.

Ses travaux sur la pyramide du Soleil ont été :

- la découverte d'un tunnel : en 1906 il ordonna la construction d'un tunnel d'exploration à la base de la pyramide. Ce tunnel mena à la découverte d'une cavité souterraine, interprétée comme un sanctuaire dédié au dieu de la pluie.

- la restauration et la reconstruction : il a également entrepris des travaux de restauration et de reconstruction importants sur la pyramide du Soleil. Il a fait dégager la structure de la végétation et des décombres, a reconstruit les escaliers et a ajouté une nouvelle plateforme au sommet. Ces travaux ont permis de révéler la grandeur et la complexité de la pyramide, mais ils ont également été critiqués par certains archéologues pour leur caractère invasif et non scientifique.

Toujours est-il que le résultat est celui-là :

Nous arrivons ensuite dans l’Avenue des Morts dans laquelle sont installés pas mal de vendeurs d’objets touristiques

 

Il y a 52 ans, en 1972, la situation était très différente : peu de touristes et quasi pas de vendeurs pour touristes

NOTA : à cette époque-là il était autorisé de monter sur la pyramide du Soleil (d’où j’avais pris cette photo)

La situation est aujourd’hui très différente avec une fréquentation touristique et commerciale importante

Avançons désormais vers la pyramide de la Lune

Vu dans l’autre sens, depuis la pyramide de la Lune, l’Avenue des Morts en 1972 présentait une autre ambiance

La foule touristique est vraiment importante

surtout dans la partie centrale de l’Avenue des Morts

Petite explication avec démonstration de la possibilité de créer des couleurs à partir de végétaux divers

Bien que plus petite que la pyramide du Soleil, la pyramide de la Lune avec ses 43 m de hauteur et 150 m de base est un monument imposant.

En repartant vers l’entrée 4 cette pyramide est visible dans un environnement identique à celui de sa grande sœur lors de notre arrivée sur le site

 

 

Après le déjeuner, retour à MEXICO pour visiter la Basilique de GUADALUPE où nous arrivons vers 16 heures.

Rappel historique : la Basilique de Notre-Dame de Guadalupe est l'un des sites de pèlerinage catholique les plus importants au monde.

Les apparitions et la première Chapelle (1531)

  •   1531 : selon la tradition catholique, la Vierge Marie est apparue à un indigène mexicain nommé Juan Diego sur la colline de Tepeyac, près de Mexico.

  •   Elle lui a demandé de faire construire une église en son honneur à cet endroit.

  •   12 décembre 1531 : La Vierge demande à Juan Diego de cueillir des roses hors

    saison et de les apporter à l'évêque. Lorsque Juan Diego déploie son manteau devant l'évêque, une image de la Vierge est miraculeusement imprimée sur le tissu (la tilma).

  •   1531-1533 : Une petite chapelle est rapidement construite sur le site des apparitions pour abriter l'image de la Vierge de Guadalupe.

    La Vieille Basilique (XVIIe siècle)

  •   1695 : La première basilique, connue sous le nom de Vieille Basilique, est commencée pour remplacer les petites chapelles précédentes, devenues trop petites pour accueillir les pèlerins.

  •   1709 : Inauguration officielle de la Vieille Basilique. La Nouvelle Basilique (XXe siècle)

  •   1950-1970 : la Vieille Basilique commence à montrer des signes de détérioration en raison des sols instables de la région. Une nouvelle basilique est envisagée pour garantir la sécurité des pèlerins.

  •   1974-1976 : Construction de la Nouvelle Basilique, conçue par l'architecte Pedro Ramírez Vázquez, à côté de la Vieille Basilique et abriter l'image miraculeuse.

  •   12 octobre 1976 : Inauguration de la Nouvelle Basilique, qui peut accueillir jusqu'à 10 000 personnes.

    Le car nous dépose à proximité. À l’approche on voit le clocher de la nouvelle basilique

L’ensemble de la construction est grand et élégant

Nous contournons la nouvelle basilique pour nous diriger vers la vieille basilique dont nous pouvons voir le côté

Puis nous la contournons et nous dirigeons vers la petite Capilla del Pocito (chapelle du petit puits) d’allure absolument charmante. Elle a été construite au dessus d’une source ′′miraculeuse′′ pour la protéger :

Ensuite nous nous dirigeons vers la Place Mariana et passons au pied du grand monument carillon-horloge constitué entre autres d’une horloge classique, d’une astronomique, d’un calendrier aztèque, d’un grand clocher avec 19 cloches . . .

. . . et d’un cadran solaire,

Regardons du côté des deux basiliques, elles sont extrêmement différentes

Des fidèles se dirigent vers la Nouvelle basilique en fauteuil roulant

Contraste avec 1972 où des fidèles traversaient le parvis à genoux !

 

L’ensemble de la vieille basilique et du couvent des capucines est assez grand

mais la Nouvelle Basilique est monumentale en comparaison

L’intérieur bien sûr n’est pas en reste et est de toute majestuosité

avec la tilma de la vierge au fond .

Afin que justement les fidèles et les touristes ne s’entassent pas devant l’autel pour voir de plus près la tilma de la Vierge, un passage a été réalisé sous l’autel. Les visiteurs descendent à gauche de l’autel pour accéder à un système de tapis roulant sur deux files depuis lequel on peut peut voir quelques secondes la tilma par une ouverture au dessus.

 

 

JOUR 11 : MAZATLÁN

Ce matin il fallait que les alarmes soient bien réglées car le réveil était à 02h00 !
Départ du car à 03h00 précises. Comme d’habitude dans ce groupe AUCUN RETARDATAIRE (ce qui est assez exceptionnel pour un groupe de 28 personnes). Arrivée à l’aéroport de MEXICO à 03h30. Enregistrement dans la foulée et embarquement dans l’avion à 05h50 pour un décollage à 06h20.

Arrivée à MAZATLÁN à 07h45, mais changement de fuseau horaire oblige, il est ici seulement 06h45.
Dépôt ds bagages à l’hôtel Best Western Posada Freeman situé en bord de mer non loin du centre-ville (bâtiment de couleur ocre sur la photo ci-dessous) :

Les chambres ne seront disponibles que l’après-midi au fur et à mesure de leur libération par les occupants précédents. Pour ce qui nous concerne, nous avons été les derniers à pouvoir accéder à notre chambre et y déposer nos bagages.

Notre déjeuner a pu être pris entre 14h et 16h et nous avons pu visiter une partie de la ville le matin (le bord de mer) puis une autre partie en fin d’après-midi (au centre-ville)

Aujourd’hui, pas mal de vent et mer agitée, d’où drapeau rouge : baignade interdite

Voici à quoi ressemble MAZATLÁN vu depuis le toit-terrasse de l’hôtel

 

Le bord de mer est assez hétéroclite avec bars, restaurants,

statues diverses, comme ici le commandant COUSTEAU !

et là les BEATLES ! avec qui certains touristes aiment se faire photographier

Au centre-ville la basilique cathédrale de l’Immaculée Conception

Érigée fin XIXe siècle son aspect extérieur reste assez sobre malgré la couleur jaune de la façade

L’intérieur est sobre également avec la belle couleur grise deux tons de la pierre mais des ornementations et un statuaire de qualité

 

 

 

Non loin de là la charmante et animée Plazuela Machado

avec son kiosque

Tout proche de la cathédrale, le marché couvert que nous visiterons après-demain

avec à l’étage du bâtiment une longue terrasse d’un restaurant

Parlant de restaurant, celui de l’hôtel Raíces de mar sur la Plazuela Machado, bien que très fréquenté par les touristes, présente une carte de boissons excellente et offre des menus de haute qualité (que nous avons appréciés en tout cas)

La balade dans ce quartier se poursuit très agréablement parmi des architectures colorées

et de très nombreuses façades décorées par des peintures murales

 

qui camouflent aussi certaines façades qui commencent à être décrépies . . .

. . . ou même déjà décrépies . . .

. . . voire complètement abimées . . .

. . . et même sur certaines bâtisses abandonnées

Heureusement d’autres sont récentes et en très bon état

L’activité des habitants est bien classique dans cette ville, à commencer par les enfants qui jouent avec les pigeons

des femmes qui confectionnent des vêtements pour enfants

Des vendeurs de tacos ou assimilés agrémentés de diverses sauces tomates plus ou moins pimentées

Et bien entendu les fameux cireurs de chaussures

Les postes téléphonique publics sont quant à eux en état proche d’être remplacés

 

Retournant vers le bord de mer en fin d’après-midi, le soleil se couchant projette dans certaines rues une lumière rasante qui met en relief quelques peintures murales

Une rue particulièrement végétalisée est la rue General Angel Florès dans laquelle un long mur de soutènement a été caché par des plantes (qui n’existaient pas en 2014)

 

Symphonie en bleu et vert agrémenté du rouge des fleurs, ceci n’est pas pour nous déplaire

Retour vers l’océan pacifique : le soleil brille dans un ciel sans nuages, cela donne espoir pour demain, le jour de l’éclipse !

Après le dîner, petite sortie en ville histoire de voir l’ambiance. Elle s’avère très chaleureuse, tant par les éclairages et les couleurs,

l’animation sur la Plazuela Machado,

et avec les peintures murales d’inspiration culturelle

 

Demain c’est le grand jour : le jour de l’éclipse totale de soleil.

 

JOUR 12 : MAZATLÁN : LE JOUR DE L’ÉCLIPSE DE SOLEIL (8 avril 2024)

Petit rappel : pourquoi voir l’éclipse à MAZATLÁN ? Parce que cette ville se situe dans la bande de centralité de l’éclipse, à une trentaine de kilomètres seulement de la ligne de centralité. Au bord de l’océan Pacifique, le relief plat est favorable à une vision non contrainte de l’éclipse.

Par ailleurs, les statistiques météorologiques de cette ville étaient plutôt favorables.

(cartographie de Xavier JUBIER)

Notre groupe (28 personnes + le guide) examine la météo locale. En effet, les prévisions ne sont pas parfaites, le ciel demain sera probablement légèrement voilé. Recherche d’un site où les prévisions météo seraient plus favorables.

Première idée des passionnés des éclipses (je veux dire ceux qui ont apporté tout un matériel photographique conséquent et qui connaissent le ciel par cœur) : aller à 300km dans l’état voisin. Ceci implique de partir à minuit, de dormir dans le car, puis bien sûr de revenir après l’éclipse, soit 600 km dans la journée.

Le surcoût pour le car et la réticence du chauffeur pour changer d’état ont abouti à abandonner cette solution.

Deuxième idée, aller au sud à 75 km sur la plage d’El Caimanero. Le départ du car est alors prévu à 04h00. Environ 1h30 de trajet. Le début de l’éclipse est prévu à 09h51 mais il faut le temps de trouver l’emplacement idéal puis environ deux heures pour installer tous les instruments.

Il est à noter que les deux sites (hôtel et plage) sont à la même distance de la ligne de centralité de l’éclipse (environ 35 km) pour une bande de centralité de 200 km de largeur.

(cartographie de Xavier JUBIER)

Nous sommes 4 sur 29 (nous et un autre couple) à préférer voir l’éclipse depuis la terrasse de l’hôtel BW après une bonne nuit que nous espérons réparatrice de la fatigue des jours précédents.
Les 25 autres membres du groupe ont choisi d’aller sur la plage d’El Caimanero.

Le 8 avril au matin vers 09h45 nous montons donc à la terrasse de l’hôtel situé au 12ème étage que nous avions vue hier :

Et ce matin nous y découvrons une douzaine d’appareils photo sur pieds tous braqués vers le soleil :

Parmi tous ces passionnés des éclipses, le couple de Français resté avec nous à l’hôtel, des Américains et un Italien

Ici ou là quelques bricolages de fortune pour l’appareil photo

Depuis cette terrasse nous dominons la ville :

Nombreux sont les habitants de MAZATLÁN qui se sont installés sur le bord de mer :

Équipés de lunettes adaptées

nous pouvons suivre l’évolution de la lune qui grignote le soleil petit à petit. Cette phase (dite entre C1 et C2) dure une heure un quart. L’ambiance lumineuse s’assombrit régulièrement. La température baisse également régulièrement (j’en reparlerai un peu plus loin). Les oiseaux qui dans la journée sillonnent le ciel du bord de mer de MAZATLÁN, essentiellement des frégates et des pélicans, sont de moins en moins nombreux à voler.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le soleil a commencé à être grignoté par la lune mais l’appareil photo non équipé de filtre ne s’en rend pas compte

et les essais avec le smartphone protégé derrière un filtre spécial éclipse sont infructueux

Heureusement avec les lunettes spéciales éclipse on voit parfaitement bien . . . et on peut aussi créer des sténopés (petits croissants de soleil) avec les mains

L’obscurcissement de l’atmosphère étant de plus en plus marqué, l’éclairage public de la ville s’allume.

Puis à 11h 07mn et 25s, c’est le moment crucial tant attendu : le début de la totalité (C2). À ce moment-là des clameurs montent depuis la ville et fusent aussi sur la terrasse.
On peut enlever nos lunettes et regarder directement le soleil. On pourra le faire ainsi pendant 4mn 25s , ce qui est relativement long pour une éclipse.

Le petit point blanc dans le ciel à droite du soleil c’est Vénus
La légère nébulosité n’a cependant pas permis de voir Saturne et Mars sur la droite de Vénus ni Jupiter à gauche du soleil.

C’est féérique !

(avec l’aimable autorisation de Philippe LEDOUX)

La vision d’une couronne bleutée électrique entoure la lune toute noire qui cache pile le soleil.

Cette vision bleutée est un phénomène dû à la distorsion de la perception des couleurs par nos yeux et notre cerveau en ambiance faiblement éclairée.

Cet effet neurophysiologique a été découvert par l’anatomiste tchèque Purkinje en 1825. C’est pourquoi j’ai ajouté à la photo une tonalité bleutée pour essayer de rendre au mieux ce que nos yeux ont vu.

On peut voir aux jumelles quelques protubérances qui s’échappent au-delà de la couronne lumineuse

(avec l’aimable autorisation de Patrick PELLETIER)

Dès la fin de la totalité (C3) la brève apparition des lumineux grains de Baily donne le signal qu’il faut d’urgence remettre ses lunettes spéciales éclipse.

(avec l’aimable autorisation de Philippe FILLIATRE)

La phase de réapparition du soleil et de la luminosité ambiante (C3-C4) dure alors aussi longtemps que la phase C1-C2 (à quelques minutes près).

La température ne remonte pas instantanément. Un membre du groupe à El Caimanero a mesuré régulièrement la température ambiante. Il a ainsi pu constater une chute de 14,3 °, ampleur dont nous n’avons pas eu conscience.

(graphique publié avec l’aimable autorisation de Michel BESSON)

Philippe LEDOUX a réalisé cette petite animation qui résume parfaitement la totalité de cette magnifique éclipse :

La terrasse se vide petit à petit. Tout le monde est très heureux, notamment l’Italien qui avait acheté ses billets d’avion en août 2023 et avait été obligé d’enchaîner trois vols via la Finlande et le Canada pour venir ici.

Nous saurons le soir que les autres membres du groupe ont eu aussi une belle vision de l’éclipse à la plage d’El Caimanero.

Très belle expérience !

 

JOUR 13 : MAZATLÁN

Aujourd’hui la journée est consacrée à MAZATLÁN.

Nous allons voir le marché couvert aperçu avant-hier. Au passage, sur la Plazuela Machado arrêt café au Raíces de mar bien que la carte des alcools est attirante

En face des toilettes, petit patio avec sculptures originales

Et dans les toilettes elle-mêmes, l’indication Hommes/Femmes est très originale

Dans le marché, bien entendu on y trouve des chapeaux

Des articles religieux (des BonDieuseries pourrait-on dire)

Des fruits et légumes fort appétissants

Diverses sucreries qui attirent des clients de tous âges

 

Commerces de diverses spécialités, olives, fromage, jambon, etc . . .

Des bouchers au travail

Des bouchères à la vente

et ce curieux produit appelé machaca qui est de la viande écrasée et déchiquetée en filaments

Des poissonniers bien sûr aussi

 

des stands pour se restaurer

pendant que d’autres mangent dans leur stand

Nous continuons en repartant vers le bord de mer plus vers le nord qu’avant-hier. Le quartier traversé est assez hétéroclite avec des petites maisons fleuries dans le centre

puis des immeubles en construction plus proches du bord de mer

et de grands immeubles en construction sur le bord de mer

Cette très longue rambla de bord de Pacifique s’agrandit encore avec beaucoup de nouveaux immeubles et futurs hôtels, car MAZATLÁN est une destination nouvelle au MEXIQUE pour les activités de plage et de bord de mer dans l’océan Pacifique.

Ici ou là des sculptures contemporaines très colorées animent la rambla

Les mouettes semblent néanmoins indifférentes à ces œuvres d’art

De même que les vendeuses de chapeaux et lunettes de soleil qui cherchent les touristes avec difficulté dans cette partie de la rambla

Pour l’instant la baignade et la pêche cohabitent

Mais certains poissons ne sont vraisemblablement pas appréciés des baigneurs

Nous décidons de revenir Plazuela Machado en petite voiture-taxi et au grand air pour un déjeuner bien mérité au Raíces de mar car nous avons beaucoup marché depuis ce matin. Il est 14h30 quand nous attaquons notre repas avec Christiane & André que nous avons rencontrés

La fin d’après-midi a été plus tranquille, shopping et même achat d’un T-Shirt à la demande de Kamelia (c’était le dernier, T-Shirt collector donc) :

 

 

JOUR 14 : MAZATLÁN - MEXICO

Ce matin, départ du car à 5h00 pour aller à l’aéroport.
Contrôles de l’enregistrement (
check-in en anglais et documentación en espagnol) vers 6h50.

Décollage à 8h00 pour arriver à MEXICO à 9h35 . . . mais décalage horaire oblige il est déjà 10h35 !
Nous récupérons le car une heure plus tard et partons visiter les
jardins flottants de XOCHIMILCO où nous déjeunerons. Arrivée sur place vers 13heures.

Le repas devant se prendre sur les barques (les trajineras à fond plat) une précaution toilettes est indispensable. Nous revoyons le système que nous avions vu au canyon du Sumidero, à savoir une porte d’entrée payante anti-fraudes très efficace

Le groupe se dirige vers les deux trajineras réservées (14 personnes par barque)

et la petite promenade sur l’eau peut commencer

Comme la profondeur des canaux est faible, les bateliers, appelé remieros, utilisent une perche longue de 3 à 6 mètres pour manœuvrer et faire avancer la barque

Beaucoup de trajineras circulent sur les canaux

Le repas peut maintenant commencer

Tiens, notre barque se fait doubler par une brouette !

La brouette est maintenant devant mais plus loin il semble qu’il y ait un embouteillage de trajineras

Beaucoup de couleurs et de barques différentes des trajineras circulent aussi dans ces canaux de XOCHIMILCO

On croise bien entendu des groupes de Mariachis qui jouent de la musique traditionnelle sur demande (contre rémunération bien sûr).

La vidéo ci-dessous reflète bien l’ambiance de XOCHIMILCO :

 

(vidéo de 49 secondes) =>  XOCHIMILCO 

(NOTA : après la vidéo, pour retrouver ce carnet, revenir à la page précédente)

Après le repas sur la barque , reprise du car qui nous emmène dans le quartier de COYOACÁN où nous sommes déposés entre l’église San Juan Bautista

et le Jardín Centenario.

Étonnamment nous y voyons sept femmes musulmanes voilées. Ce sont les seules personnes musulmanes que nous ayons eu l’occasion de voir au MEXIQUE pendant notre petit séjour. Agustin nous confirme que les musulmans sont très peu nombreux au MEXIQUE mais qu’il y a néanmoins une mosquée à MEXICO.

Dans le Jardín Centenario se trouve une célèbre fontaine, la fontaine des Coyotes

Le quartier de COYOACÁN a longtemps été un lieu de rencontre pour les artistes et les intellectuels mexicains. La fontaine des Coyotes est devenue un symbole de cette communauté bohème et a été fréquentée par des personnalités telles que Frida Kahlo, Léon Trotsky et Octavio Paz.

Avant de repartir pour l’aéroport nous prenons un dernier café avec Agustin dans l’un des établissements à proximité.

Le car nous reprend vers 17h. Sur le chemin de l’aéroport, dans ce même quartier de COYOACÁN, il fait une halte au droit du musée Frida KAHLO, tout bleu

La queue est déjà longue et contourne même le bâtiment. Sur le trottoir d’en face des échoppes proposent des produits dérivés avec des œuvres de Frida KAHLO

 

Nous remontons dans le car qui nous amène à l’aéroport à 17h30 où nous procédons aux formalités d’enregistrement dans la foulée.

Embarquement à 22h45 pour un décollage une heure plus tard.

Après 9 heures et demi de vol nous arrivons à Charles de Gaulle

Les caméras de l’avion permettent de voir le paysage en dessous

et à 17h10 les roues touchent le sol

Comme toujours à Charles de Gaulle la récupération des bagages est assez lente (attente de presque une heure).

Anecdote : Nous apprenons que le bagage de Philippe est retrouvé. Il aurait été à CANCÚN (!) et est revenu en FRANCE. Il vient d’être livré . . . au domicile de Kamelia !

Voilà, le voyage est terminé, le groupe se sépare, chacun rejoignant ses pénates comme il se doit.

Quel bilan de ce circuit et de ce groupe ?

Commençons par le groupe : 28 membres de qualité, pas de sous-groupes clairement établis et beaucoup de contacts transversaux entre nous. Fait à signaler : chacun a respecté scrupuleusement les horaires, même tôt le matin.
Bref, une sympathie collective de bon aloi.

Le circuit a été très dense. Le choix de l’organisateur a été de voir plus de choses mais plus brièvement chaque chose. Comme le MEXIQUE est très grand ce choix n’est pas critiquable car tant qu’à faire d’être là essayons de ne pas trop louper de lieux d’intérêts.

En dehors des sites réputés ′′incontournables′′, deux points forts pour nous : le cimetière de POMUCH et la visite de l’église de CHAMULA.
Merci à Agustin pour cela.

En revanche, la balade dans la réserve écologique de HUITEPEC était complètement inintéressante. Rien à voir, alors qu’à quelques kilomètres de là aurait pu être visitée la petite ville de ZINACANTÁN et sa population tzotzile si étonnante.

Par ailleurs, même si XOCHIMILCO est une attraction touristique et historique réputée je trouve dommage d’être à MEXICO et ne pas avoir visité le musée archéologique, l’un des plus beau du monde (surtout dans un circuit très orienté sur les civilisations amérindiennes).

Hormis ces deux points, superbe voyage très intense . . . et bien sûr une réussite totale (en tout cas pour nous) : l’éclipse de soleil du 8 avril 2024 !

 

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